Le Bec Hellouin, le 11 novembre 2011

logo_PanierBonjour,
Ce mail concerne la poursuite de notre partenariat après février. Il va à l’encontre de ce que je vous écrivais il y a quelques semaines – je vous prie de m’en excuser. Nous avons réalisé que la collaboration avec Thierry ne sera pas viable à long terme. Pour faire bref, sa femme et ses deux enfants sont à Saint Raphaël, il préfère ne pas les faire venir et y retourne une petite semaine par mois. Nous ne sentons pas cette situation perdurer plusieurs années. Le niveau de rémunération élevé que demande Thierry, justifié par ses énormes qualités, et la vie de maraîcher, s’accommodent mal également d’une absence aussi régulière.

Le second facteur est que nous nous sentons usés jusqu’à la corde, et plus l’énergie pour continuer un tel niveau de production. Il y a de part et d’autres des frustrations et nous sentons que, malgré nos efforts car nous avons ici le sentiment de donner tout ce que nous pouvons, nous n’arrivons pas à vous satisfaire. Jean-Claude, qui assure la préparation, est aussi découragé. Il est pour nous vital de relâcher la pression.

Le troisième facteur est que, vu les mauvaises conditions climatiques qui ont prévalu dans l’ensemble cette année, je crains de ne pouvoir bien remplir vos paniers tout au long de l’hiver et du printemps. Même si cette configuration est prévue contractuellement, nous ne voulons pas vous mettre en porte à faux vis à vis des amapiens.

Le quatrième élément est que j’ai vraiment envie de retourner dans les jardins pour mener l’expérience qui démarre avec l’INRA et AgroParisTech, plutôt que de la déléguer à un tiers. Ces dernières années trop de tâches diverses m’ont éloigné des jardins et ce n’est pas pour me retrouver dans un bureau que j’ai choisi cette vie de maraîcher ! Difficile de mener à la fois une production en grande quantité et un travail de recherche. Je choisis ce dernier qui peut profiter à de nombreuses fermes s’il aboutit.

Nous préférons donc ne pas poursuivre notre partenariat après février. Toutefois, sachez que si cette transition est trop brutale pour vous, nous pouvons continuer à fournir un certain nombre de paniers pendant quelque temps, le temps qu’un relais se mette en place. Reste l’éternel problème du transport…

Perrine et moi souhaitons remercier chacun d’entre vous pour votre confiance et votre sympathie, et les heures innombrables données pour cette amap. Nous espérons poursuivre, d’une manière ou d’une autre, cette belle aventure et rester en lien avec vous. Très franchement, nous avons trouvé ces trois années difficiles d’un point de vue professionnel et familial, mais gardons le meilleur souvenir du « noyau dur » et de toutes ces journées partagées à la ferme.

Thierry assurera la livraison de mardi prochain.

Avec toute notre amitié,

Charles

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