CR de l’atelier « Compostage » le 17 juin 2010


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Cela fait 5 ans qu’Alan, notre intervenant membre de worgamic.org et lombricethic, travaille en tant que Maître Composteur. Il s’est proposé de nous offrir une approche de son métier. Worgamic est une asso qui a 3 ans, compte 30 membres dont 15 actifs. Leurs projets sont de l’ordre de la protection des sols, de leur valorisation autour de la biomasse et de la biodiversité. Ils proposent notamment des initiations au lombricompostage et peuvent encadrer des projets de jardins partagés ou la mise en place de site pour des assos, des collectivités ou des entreprises (pour en savoir plus http://www.worgamic.org/).  La forêt fait elle-même son compostage mais à froid et cela dure très longtemps. Pour l’imiter et diminuer les délais il faut comprendre les éléments suivants :

En jardin, il y a 3 phases du compostage : fermentation / dégradation /  maturation
• La fermentation : La montée en température détruit les pesticides (montée à 60°), maladies pathogènes, graines (sauf celle de tomate).
• Puis elle redescend progressivement = phase de dégradation. C’est alors l’arrivée des ouvriers : bactéries, champignons. Le niveau de la matière se réduit _ microorganismes. Cela dure plusieurs mois (4à5 mois) puis ils s’en vont, à ce stade le composte est semi mure.
• C’est alors la phase de maturation (3/4 mois) avec une baisse de la température pour se mettre à température ambiante, les vers et insectes apportent alors leur contribution et on peut l’utiliser pour la jardinerie. Ce composte structure le sol, l’aère, le nourrit et retient l’eau.
3 règles simples :

• L’aération pour les bestioles sinon fermentation anaérobique. 
• L’humidité – 70% d’humidité
• Les bonnes proportions carbone/azote 25/30 de carbone pour 1 d’azote

En ville : 30 à 50% de déchets organiques vont dans nos poubelles.
Le lombricomposteur est une solution très adaptable aux appartements, s’adapte très bien aux caves. Il faut bien se référer aux conseils donnés lors de l’achat de cette solution en terme de nourriture et de fréquence.
Une autre solution existe mais n’a pas encore été beaucoup testée, il s’agit du seau Bokashi (origine japon).

Un débat à été lancé à la fin de l’atelier pour connaître les motivations au niveau du groupe pour s’essayer à ces solutions qui ont le double intérêt de diminuer nos déchets et de pouvoir resservir à la terre (jardinage) ce qui s’inscrit dans notre démarche d’amélioration continue de consomm’acteur.
Un groupe de travail devrait se constituer avant la fin de l’année.

La suite au prochain épisode…




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