Résilience : Le clin d’œil du terminologue


Selon l’aphorisme de Nietzsche, ce qui ne tue pas rend plus fort. Encore doit-on pouvoir résister à l’agression. Pour cela, il faut posséder ce don précieux qui permet de rebondir dans l’épreuve : la résilience. Ce terme vient de la physique; il désigne l’élasticité qui permet à un système de retrouver sa forme initiale après avoir subi un choc.
La résilience, qu’il ne faut confondre ni avec la résiliation, ni avec la résignation, est ainsi le ressort qui permet de tenir bon, sans abdiquer devant l’épreuve, mais sans atteindre le point de rupture.
La Fontaine observait déjà que la résilience du roseau, qui plie et ne rompt pas, résistait mieux à l’ouragan que l’orgueilleuse obstination du chêne.

résilience, n.f.
Domaine : Environnement
Définition : Capacité d’un écosystème à résister et à survivre à des altérations ou à des perturbations affectant sa structure ou son fonctionnement, et à trouver, à terme, un nouvel équilibre.

Domaine : Sciences humaines/Sciences sociales
Définition : Capacité d’une personne ou d’une société à résister à une épreuve brutale et à en tirer parti pour se renforcer.
Équivalent étranger : resilience (en)

Source : http://www.dglf.culture.gouv.fr/
(Délégation Générale à la Langue Française)





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